Voyage au pays de l’envie

Je finis à l’instant cet ouvrage de Frédéric Marcou. Un recueil de cinq nouvelles qui se lit vite mais surtout qui s’apprécie. On rentre facilement dans l’univers de l’auteur qui, de plus, dès son avant-propos, se veut être un excellent auto-critique.
Tout d’abord, un petit aperçu de ce qu’il propose : Ce livre est un recueil de cinq nouvelles fantastiques teintées de science-fiction. Il se veut ancré dans la réalité tout en laissant une large place à l’imagination et à l’imaginaire.

Dans son premier texte, il se veut frais, rigolo. Une nouvelle courte pour nous mettre l’eau à la bouche. Un air de « l’enfant sacré du Tibet » empreint de dialogues surréalistes. Humour noir et cynisme de l’auteur sont au rendez-vous pour nous faire connaître son œuvre « posthume » (oui oui, rien que ça).

La deuxième nous propose une intrigue originale qui débute sur un préambule qui ne l’est pas moins : « l’histoire que je vous présente ici a, normalement la taille d’un roman, mais a été raccourcie pour parvenir au format nouvelle ». Pour ma part, ce sera là une grande erreur qui se tient dans ces lignes car, pourquoi vouloir faire un format nouvelle de ce qui en effet relèverait du roman ? Je m’explique : au vu d’une narration « apocalyptique » sur l’enfer, je m’attendrais à plus de détails sur les personnages comme sur le lieu où ils se terrent. Peut-être qu’un format novella pourrait mettre tout le monde d’accord et nous réconcilier avec l’idée de départ qui, quant à elle, est somme toute excellente !

Nous avons dans la troisième, là aussi, une intrigue intéressante qui mériterait elle encore un développement plus poussé. À croire que notre auteur à l’imagination féconde nous met nez à nez avec ses idées rien que pour nous emmener dans son monde, j’aurais aimé une visite plus approfondie de ce dernier.

Le début dans la fin, je me suis régalée en revanche avec ce quatrième texte. Pour la première fois depuis l’ouverture de ce recueil, j’ai l’impression de lire une vraie nouvelle, tout y est, il ne manque ni détail ni passif. Le libre cours à notre imagination est là, lui aussi… Et quoi de mieux comme cadeau d’un auteur à son lecteur que de lui laisser le libre arbitre ? On sent une plume plus travaillée, plus régulière et surtout plus fluide.

Enfin, dans sa dernière nouvelle, l’auteur est bref, intense et poétique. Là aussi, il y a une évolution de la plume non négligeable et ces quelques ligne sont des pépites même si elles ne sont pas des plus gaies.

Du coup, voilà, Frédéric nous prévient dès ses premiers mots que cet ouvrage a représenté six ans de travail (de 2005 à 2011) mais il ne dit pas (dans son livre en tous cas) si ce sont six ans de relecture… Ou six ans d’évolution dans son écriture. J’aime à penser que la deuxième option est la bonne car je vois une réelle évolution dans ses écrits, une fluidité et une maîtrise de l’écriture se fait ressentir au fil des pages et c’est un vrai bonheur.
Malgré quelques maladresses, nous avons donc là un panel exceptionnel des possibilités et des idées de l’artiste. Une initiation en son nom, c’est fait, une visite d’accueil, faite aussi mais j’aimerais à l’occasion voir une visite complète, sans contraintes de format, voir ce qu’il peut nous proposer dans cet univers particulier et touchant !

Je n’ai pas eu là de coup de cœur mais je me suis replongée, l’espace d’une bonne heure dans mon univers adolescent emprunt de rêveries en tous genres ! Et ça, ça fait toujours du bien.

Un grand merci à l’auteur pour sa confiance, en espérant le découvrir sous un autre jour 😉

Bonne lecture à tous !

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