C’est arrivé en avril

Voilà que je referme juste le livre de Philippe Meisburger, C’est arrivé en avril et… quelle belle surprise. Un ouvrage complet sur ce qu’on est, ce qu’on aurait pu être. Mêlant fiction, théories diverses et réalité, l’auteur nous entraîne avec lui sur une petite réflexion : qu’est-ce que l’Humain, et le sommes-nous vraiment ?

Vous voilà pour commencer un petit résumé :
Si on vous disait que demain, votre ville serait rayée de la carte ?
Si vous deviez fuir à la campagne, chez un ami dont la maison cache un secret qui va changer votre vie ?
Pour Vincent, c’est arrivé en avril. Le jour de sa rencontre avec Karine.
Qui est-elle ?
Pourquoi tient-elle à se rendre à Sedona, Arizona ?
Car s’il existe de meilleures dates que la fin du monde pour tomber amoureux, se pourrait-il que leur amour soit notre ultime espoir ?
Une aventure haletante, un road trip à travers les États-Unis, une chasse à l’homme impitoyable, une machination implacable doublée d’une histoire d’amour entre deux êtres réunis par le destin… ou autre chose…

Alors voilà, pour être totalement honnête, l’auteur ne m’aurait pas proposé son livre, si je l’avais lu de mon propre chef, je l’aurais abandonné rapidement. Le début me paraissant être une pâle copie du Fléau, lent et aux tenants insipides de par leurs « déjà vu ». Voulant absolument vous faire part de mon avis sur l’ouvrage, j’ai donc poussé ma lecture, et c’est là que je remercie grandement Philippe Meisburger de m’avoir fait confiance. Quelle aurait été cette grosse erreur que de ne pas avancer !

Au commencement, un peu trop rapidement à mon goût, on assiste à une sorte d’apocalypse, sans vraiment d’explication. Les grandes villes des USA se font raser une par une à une vitesse fulgurante et les « réfugiés » de ces dernières prennent la fuite dans un sorte d’exode. C’est le cas de Vincent, notre protagoniste un peu perdu (et qui ne le serait pas), originaire de Columbus qui prend la fuite de New York où il étudie la médecine. Il commence un voyage avec un ami pour trouver refuge chez les parents de ce dernier. C’est alors qu’il rencontre la belle Karine, envoûtante et intrigante, une jeune femme volontaire qui vit au quotidien dans la cécité qu’elle combat depuis maintenant trois ans. Devenue aveugle alors qu’elle voulait devenir photographe, elle grandit trop vite et comprend l’ironie de la vie à ses dépends.

Nous entrons donc dans cette période où une « guerre » sans pareil se déclare et où le père de famille prend les choses en main et rassemble tout ce petit monde dans un bunker, un abri antiatomique. Lors d’une dernière sortie au grand air, Vincent et Karine sont les cibles d’un évènement inexplicable qui les font se retrouver seuls. Seules âmes qui vivent sur la parcelle de terre qu’ils peuvent embrasser. C’est là que commence un road trip à travers les USA pour rejoindre Sedona, ville qui appelle Karine à travers ses rêves et dont le nom se manifeste régulièrement de façon ostentatoire.

Arrivée au tiers du livre, je suis entrée dans le jeu sans même m’en rendre compte et ai littéralement dévoré les pages. Tout s’enchaîne. Ce qui semblait n’être qu’un voyage pour retrouver ses semblables devient une véritable quête. Une soif de savoir, une envie de comprendre au delà des apparences, la révélation de plusieurs faits et/ou théories… On avance à pas de géant dans un univers qui nous embarque. À travers les descriptions et les retournements de situations que nous propose l’auteur, nous voyons le film de ces deux jeunes gens se dérouler devant nos yeux. Un récit digne d’un scénario !

Alors voilà, avec une plume fluide, des dialogues hachés qui mènent au principal, des chapitres courts et rythmés, Philippe nous entraîne d’un main de maître dans son décor. Les scènes s’enchaînent, l’action est au rendez-vous tout en gardant une bonne partie de réflexion sur des complots potentiels, des attaques qui n’en sont pas vraiment, des méchants peut-être pas si méchants et des gentils… Bref, on ne peut faire confiance à personne et il faut garder l’œil ouvert sur chaque proposition que nous fait l’auteur.

Malgré quelques maladresses et certaines redondances, je dois avouer avoir passer un très bon moment de lecture avec ce mélange des genres fort sympathique ! Parce que oui, nous avons aussi de la romance 😉
On a frôlé le coup de cœur, croyez-moi. Sorti de ce début un peu longuet et tarabiscoté (dont on comprend le pourquoi à la fin, je vous laisse deviner), on a là une belle proposition, un récit original et un intrigue addictive. Que demander de plus pour un 1er novembre tristounet et gris ? Une bonne chute ? Bah vous l’aurez aussi ici !

Je ne vous en dis pas plus, mais je vous le conseille !
En remerciant encore une fois Philippe Meisburger de m’avoir permis de découvrir son univers aux multiples facettes ! 🙂

Très bonne lecture à tous ! 🙂

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