Les maîtres de la lumière

En ce week-end quelque peu brumeux, je referme le roman de Claire Garand. Les maîtres de la lumière est une « reprise » originale et plutôt plaisante du vampirisme. Au lieu de le faire à moitié (comme faire briller des vampires le jour…), elle change la donne et préconise une toute autre version. Ici, les « vampires » sont des Vourdalaks, créatures maléfiques qui vous vident littéralement de vos substances en vous faisant… des câlins 😉

Je vous propose un résumé, pour commencer :
A Paris, dans les sous-sols d’une société clandestine, des unités d’élite traquent sans relâche un fléau qui menace insidieusement l’Humanité.
Venues du fond des temps et émanant d’une source inconnue, des créatures de pure énergie, les Vourdalaks, vampirisent les Humains en s’emparant de leur enveloppe charnelle.
Depuis que son fils a subi cette étreinte mortelle, Gal leur voue une haine farouche. Au sein de la Société, elle s’entraîne durement au maniement de la seule arme capable de détruire les Vourdalaks : un disque de métal apprivoisant l’énergie de la lumière et capable, selon son usage, de détruire ou au contraire, de régénérer la matière vivante ouvrant ainsi la voie à la conquête de la vie éternelle… La maîtrise de cette science millénaire sur laquelle veille jalousement la Doyenne donne lieu, au sein même de la Société, à d’incroyables expérimentations, suscitant haines, ambitions et trahisons, autant d’obstacles que la Chasseresse devra franchir afin d’assouvir sa vengeance…

Nous avons ici un quatrième de couverture très complet, donc je ne vais pas m’éterniser sur l’histoire afin de ne pas spoiler.

Du coup, on va passer directement à mon avis sur l’ouvrage 😉

Il y a beaucoup et peu à en dire. Malgré l’utilisation de termes peu présents à l’heure actuelle dans le quotidien d’un citoyen lambda) sur des appareils et des techniques plus ou moins scientifiques que je connais très mal, je n’ai eu aucun souci pour suivre les péripéties de Gal, mère résiliente qui cherche à neutraliser les Vourdalaks. Ayant vu son fils disparaître devant elle, elle voue une haine profonde envers ces créatures.

Nous sommes dès lors dans une sorte de monde post apocalyptique, un monde où ces « monstres » à l’apparence humaine sont monnaie courante et ont une place dont l’origine reste inconnue dans la société. Le contexte se pose alors de façon un peu abrupte, il faut donc l’accepter comme tel (et j’avoue que c’est le point noir du roman de mon coté) : on ne sait pas qui ils sont, comment ils sont arrivés là, ce qu’ils prônent… On sait qu’ils sont néfastes et que certains sont soumis à des expériences dans des sous terrains clandestins.

Mis à part ce point noir, et une fois les pièces du puzzle admises, le contexte est posé, et nous sommes plongés dans une bataille entre bien et mal, Humains et créatures… Nous avons là tous les grands points de ce genre de récits qui sont respectés. Par une écriture fluide et précise, l’auteure nous emmène dans les couloirs de sa société clandestine, dont certains membres s’apparentent aux forces armées, et nous fait découvrir le monde à travers les yeux de Gal. Gal, c’est avant tout une mère, une femme forte et fragile, blessée et torturée par la mort de son enfant. Nous avons plusieurs flash-back, plusieurs moments où la vie « d’avant » nous est contée et le personnage principal n’en est que plus touchant.

Il y a toute une petite foule de personnages « secondaires » qui viennent nous en mettre plein la vue, nous perdre un peu, mais surtout nous donner des indices tout du long. Ces personnages, à défaut d’être attachants (pour ma part), nous donnent vraiment une approche de l’histoire plus vraisemblable, ils remettent cette dernière dans le contexte d’un monde que nous connaissons… le côté universel de l’Humain : cupidité, sentiments, maladie et j’en passe.

Nous avons en revanche, un deuxième rôle principal qu’il ne faut pas lâcher, la Doyenne ou plus intimement la Vieille 😉
Elle aussi, à travers ses expériences, ses désirs, sa personnalité… va nous donner plusieurs indices et visions sur les Vourdalaks, qui sait, peut-être sur leur origine ? 🙂

En parallèle, encore dans un but d’indices non exhaustifs, nous avons le récit de Inanna, une petite fille qui devient femme et qui vit 3500 ans environ avant l’ère du récit principal. Ces touches d’histoire sont une clé de voûte du livre, d’une importance capitale. Même si dans les premiers temps, on ne voit pas trop ce que ça vient faire, je vous laisse deviner qu’un auteur ne laisse pas ce genre d’indice par hasard 😉

Du coup, j’ai vu dans ce roman plusieurs époques, plusieurs mythes confondus et redistribués de façon claire et originale. D’abord perdue dans les premières pages, je n’ai ensuite pas lâché l’ouvrage, et ce jusqu’à l’avoir terminé. Il regorge de clins d’œil, l’intrigue est intéressante et originale, cette dernière sort des sentiers battus. Des personnages travaillés, des remises en contexte qui arrivent un peu tard mais qui sont là, donc on ne lâche rien 😉

Alors, qu’en dire exactement ? On est loin du coup de cœur pour ma part, mais peut-être aussi parce que je suis loin de ma zone de confort 😉
En revanche, une chose est sûre, j’ai passé un très bon moment de lecture, avec toutes les petites choses que j’apprécie dans un livre et qui me font dire que l’auteure pourrait bel et bien nous surprendre. Une écriture intelligente et une précision dans les descriptions telle qu’elle nous transporte : si on m’avait dit qu’un jour, je verrai à quoi ressemble un canalisateur de photons, je ne l’aurais pas cru, et pourtant….

Merci donc à Claire Garand de m’avoir permis de visiter son univers ! Je vous recommande d’aller vous perdre dans ses époques / récit si vous aimez le fantasy. Un très bon moment de lecture, une évasion rythmée par le passé et le futur d’une épopée fantastique.

Voilà que je m’en vais concentrer mes rayons pour pénétrer un autre ouvrage 😉
Bonnes lectures à tous !

 

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