L’oscillation des âmes

Je referme juste le troisième volet de la saga Ceux d’en haut, L’oscillation des âmes.
Il faut en effet lire les deux premiers, je vous laisse deviner qu’ils ne sont pas indépendants. Vous trouverez mon avis (si ce dernier vous intéresse 😉 ) sur les deux premiers assez facilement, il s’agit de La momie de Pâques et Promenade hors du corps.

Je vous mets là le résumé :
Qui n’a jamais rêvé d’une machine garantissant la jeunesse éternelle ?
Au 21e siècle, Rosalie mène de dangereuses recherches en neurosciences dans le plus grand des secrets. Des extraordinaires pouvoirs de l’hypnose à l’effet placebo, des mystérieux paradoxes de la physique quantique à la magie de la loi de l’Attraction, Marie est prête à tout pour assouvir sa curiosité naturelle, jusqu’à trahir la Communauté de Ceux d’en haut.
À la fin du 19e siècle, Adélaïde se réfugie dans une maison close après son évasion de l’asile. Dans cet univers de luxure où une étrange maîtresse femme tire le tarot de Marseille, sa vie prend un cours inédit qui la mène de l’autre côté de l’Atlantique, à New York. C’est là qu’elle découvre, épouvantée, qu’un chamane sommeille en elle.
Et vous, êtes-vous prêt à repousser les limites de votre conscience ?

Alors, ce coup-ci, dans la même logique, nous retrouvons l’intrigue sur deux axes, fin du dix-neuvième et vingt et unième siècles.
Nous suivons de près Marie qui apprend le fonctionnement de Ceux d’en haut à travers les mots de Rosalie, une amie chère dont elle se rapproche et dont elle suit l’histoire à travers ses carnets d’observation. Elle apprendra les secrets de la vie éternelle et la théorie du bonheur et de la réussite : la loi de l’attraction universelle. Un théorie qui repose sur les grands principes de la volonté, de la prière et de la réflexion. Elle représente à elle seule la possibilité d’obtenir ce que l’on cherche/veut sans aucune limite à partir du moment où notre vœu est pieu et sincère. La quête, les codes et les secrets prennent place dans leur quotidien. On les accompagne alors dans une sorte de course tant ésotérique que fantastique, bercé par la religion, les sciences et la recherche du bien être du corps et de l’âme.

Cette histoire est entrecoupée des récits d’Adélaïde, une jeune femme au passé tragique, qui fuit l’horreur imposée par son mari, se voit dans l’obligation d’abandonner ses enfants… Meurtrie, blessée, trahie, elle s’évade d’un asile dans lequel elle a été internée « de force » et se retrouve abandonnée. Dans un premier temps, elle trouve refuge dans une maison close dans le sud de la France et , au fur et à mesure des relations, elle sera guidée et devra tout quitter pour traverser l’océan et se rendre aux Amériques.
C’est en suivant ses aventures que l’on comprendra que tout est lié et, à la lecture de ces carnets, Marie apprendra beaucoup sur son amie.

Sans oublier la trame de fond de Darkvisitor, celui qui a su recouper les différentes générations de ceux d’en haut, les mettre parfois en danger.

Alors que dire ? Que la plume de Luisa Gallerini est toujours aussi prenante, belle et empreinte de poésie. Il faut dire que l’intrigue est déjà pleine de poésie, de belles histoires et mélange plusieurs styles. Nous avons là de l’amour, de la haine, des trahisons diverses, de l’apprentissage, une quête de savoir, une histoire pleine de bon sens et d’altruisme. Luisa revoit avec beaucoup d’originalité les bases de nos croyances. Elle ouvre les portes de la perception à travers la science et les théories variées du bien être et de la connaissance de soi. On sent à travers ses mots qu’une recherche approfondie a été menée dans les différents thèmes, et ça rend la lecture extrêmement agréable.

L’histoire est bien ficelée et s’épanche sur trois tomes à l’heure actuelle sans aucun essoufflement. Les personnages sont toujours aussi attachants, la quête intéressante, et je me surprends, en fermant le livre, à chercher encore où l’auteure veut nous mener. J’avoue que c’est toujours avec un peu de mélancolie que je ferme ses ouvrages. Ils ont le fond ET la forme. Il faut dire pourtant, que niveau contenance, elle se défend, nous avons là des livres d’environ 500 pages à chaque fois et, malgré ça, ils s’avalent.

Alors que peut-on en retenir ? Écriture fluide, personnages travaillés, histoire passionnante et bien ficelée, sujets divers et variés qui poussent à la réflexion, presque malgré nous 😉
Du coup, je recommande cet ouvrage qui en reste à l’heure actuelle au stade de trilogie mais dont la suite est à venir.

Je remercie grandement Luisa pour sa confiance renouvelée et attend avec impatience la suite des aventures de Marie et de Rosalie, ces deux femmes auprès desquelles on se bat, on aime, on déteste… bref, on apprend.

Pour de belles heures de lecture, je vous invite à découvrir l’auteure et son univers particulier, à l’originalité agréable et à l’imagination fertile… Tout en se basant sur des faits : bref, c’est beau 😉

Bonnes lectures à tous ! 🙂

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