Le deal

Voilà que je reprends du service en ces temps troublés. Une première lecture plutôt sympa, un thriller bien mené et une histoire originale. Un petit résumé :

Récemment embauché comme analyste financier au sein du prestigieux cabinet Frayer & associés, Max Valentin a des rêves plein la tête. Depuis son premier jour, il s’efforce tant bien que mal, de faire sa place dans l’entreprise. Aussi lorsque Gérard Frayer, l’associé fondateur du cabinet, semble vouloir le prendre sous son aile et lui propose un marché aussi étrange qu’inattendu, le jeune homme s’empresse d’accepter.
Dès lors, Max plonge au cœur d’une intrigue qui le dépasse, son univers bascule et il s’engage dans une course contre la montre. Manipulé, trahi, pourchassé, il n’aura d’autre choix que de trouver une issue à cet étau machiavélique, quel que soit le prix à payer. Sa survie en dépend et le compte à rebours a commencé…

Le gros point positif de cet écrit ? On ne s’ennuie pas ! 🙂
Nous avons ici un Max au tempérament troublé, un jeune qui voudrait se faire embaucher de façon claire dans ce cabinet Frayer. Quelqu’un d’émouvant, de touchant, mais aussi dont les défauts de ses qualités lui font tort : il est naïf et sa « jeunesse » le fait tomber dans des situations rocambolesques.

Il faut dire que nous avons de tout ici. Des personnages étudiés, mais surtout variés. Nous avons le flic ripoux adepte aux jeux, celui qui au contraire est incorruptible, la jeune employée qui monte facilement dans les tours et ne sait pas rester « à sa place », le patron patibulaire et un chouia renfrogné, celui qui est un peu plus âgé et dont on ne connaît que peu les atouts et les volontés, l’ami qui encourage quelque soient les décisions prises… Bref, tout un panel de personnages dont l’humanité est mise en avant par une narration vivante.

Mais ça ne s’arrête pas là, quand les forces de l’ordre ne suffisent plus dans un complot et que les DGSE et DGSI s’en mêlent, je vous laisse deviner que l’affaire prend une ampleur assez vive. Du coup, notre Max est malmené, coupé dans ses retranchements et pas mal secoué. Il lui faudra de la force, de l’intelligence et surtout beaucoup de patience pour déjouer les pièges d’un plan machiavélique.

Ce plan nous est servi habilement par l’auteur. D’une plume addictive, il nous fait traverser la temporalité de son roman en deux temps. Le premier, on est projeté dans l’histoire, directement, sans préambule. Nous sommes aux cotés de Max qui se fait jeter comme un mal propre du hall d’entrée de la société dont il faisait encore partie la veille. C’est dans l’incompréhension que l’on ressent avec lui sur cette situation inhabituelle que l’auteur nous plonge.
Par la suite, une fois que les dés sont jetés et qu’on connaît l’élément déclencheur, on revient en arrière et on reprend l’intrigue sur les quelques jours qui précède cet événement peu conventionnel. De là, nous nous laissons guider à travers les pages et découvrons ce qu’il s’est vraiment passé. Nous essayons en même temps que notre protagoniste de savoir pourquoi cela lui arrive et, surtout, comment il va pouvoir se sortir de ce guêpier.

Alors du coup, que dire de tout ça ? C’est une histoire qui se déroule en quelques jours seulement. L’auteur nous montre avec des dates l’urgence de la situation : les chapitres se décomposent en jours/heures et lieux. Nous voyageons avec le héro en quête d’une vérité qui n’est peut-être pas si belle à voir.
Ce livre de 387 pages se lit vite, vite et bien. L’intrigue est bien ficelée et les personnages ne sont pas laissés au hasard. Si on peut être surpris qu’on nous parle d’une personne, soyez sûr qu’on reviendra à elle, un peu plus tard. Il n’y a pas d’importance donnée plus à l’un qu’à l’autre, sauf peut-être à Max, mais on voyage à ses cotés…

C’est avec un vocabulaire varié que l’auteur nous guide aussi. Les phrases sont bien construites et la lecture n’en est que plus fluide. L’ensemble est bien pensé, nous avons des switch assez sympas, mais sans tomber dans les grandes caricatures même s’ils sont nombreux 😉 , et ça, c’est agréable ! 🙂

En gros, nous ne sommes pas dans le coup de coeur, mais, malgré quelques coquilles (mieux vaut prévenir que guérir 😉 ), nous avons là un livre prenant, dynamique, facile à lire et avec une bonne intrigue. Quand le bureau des légendes se mêle à un jeune « James Bond » malgré lui, ça donne un mélange assez détonant 😉

Je remercie grandement Albert Cogan pour sa confiance et vous recommande cet ouvrage. On ne va pas se mentir, on va avoir le temps de lire…

Bien bonnes lectures à tous ! 🙂

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